Numéro 196 Décembre 1999

Sommaire

Prière pour le Jubilé

Jubilé et Consécration à Jésus par Marie
Mgr Louis Sankalé, évêque de Cayenne

Noël
Père Jacques RAVANEL

Témoignage : Prendre Marie chez soi

L'événement
Père Georges FINET

Témoignages:
Goûter la vérité
Vivre des fiançailles

J.M.J 2000 à Rome : Partir avec les Foyers de Charité

De toutes nations :

- Au Centre Spirituel Diocésain St Augustin de Tréguier

- Au Foyer de Libreville, au Gabon

- Au Foyer d'Alavanyo, au Ghana

- A Châteauneuf : inauguration de l'internat des Mandailles

 

Jubilé et Consécration à Jésus par Marie

 
MGR Louis SANKALÉ, évêque de Cayenne

Dans sa Lettre sur L'Évangélisation de l'Amérique du 22 janvier 1999, Jean-Paul II a accédé à la demande des évêques de notre continent, en donnant à Notre-Dame de Guadalupe le titre de Mère et Évangélisatrice de l'Amérique. La date du 12 décembre, traditionnellement retenue pour cette fête, a été confirmée. Cette année pour la première fois, Notre-Dame de Guadalupe est donc honorée ce jour-là dans les paroisses, les communautés, les familles de l'ensemble du continent. Nourrie de la Parole de Dieu et des textes officiels du Jubilé, cette louange mariale aidera chacun à faire le choix d'une vie chrétienne authentique en abordant le nouveau millénaire. Jean-Paul II nous l'a en effet rappelé, en annonçant l'ouverture des célébrations jubilaires : " La joie du Jubilé ne serait pas complète si le regard ne se tournait vers celle qui, dans la pleine obéissance au Père, a engendré pour nous dans la chair le Fils de Dieu. " (Incarnationis Mysterium, 14).

Le Jubilé nous fait rencontrer Marie, engagée " dans le mystère du Verbe incarné et du Corps mystique " (Lumen Gentium, 8, 54). Il nous invite à approfondir notre méditation sur le rôle de Marie dans notre vie chrétienne.

"Quand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles de grâce qu'elle seule peut produire ", disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort , avant d'ajouter : " Ce siècle de Marie ne viendra que quand on connaîtra et on pratiquera la dévotion que j'enseigne " (Traité, 35 et 217). Cette dévotion est résumée par le " Totus tuus " de Jean-Paul II, qui exprime notre consécration à Jésus par Marie.

Jubilé et Consécration
Les racines bibliques de la tradition jubilaire nous enseignent que c'est à Dieu, et à lui seul, que l'on se consacre. Une telle démarche - qui rend " sacrée " la personne - est un acte de la vertu de religion, dont l'objet est le culte de Dieu et son service. Elle vise donc premièrement à procurer la gloire de Dieu.

Dans cette optique, l'acte de consécration le plus élevé jamais fait sur terre à la gloire de Dieu, fut accompli il y a 2000 ans , et c'est celui de la sainte humanité du Verbe au moment de l'incarnation : " Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté " (Hb 10,5-10). Cet acte d'amour parfait conduira Jésus jusqu'à la remise totale de lui-même entre les mains de son Père à la croix. Cette offrande est la seule qui soit digne de Dieu et agréée définitivement par lui. C'est donc à elle que doivent désormais se référer, pour s'y unir au moins implicitement, tous nos actes de consécration : " Nul ne va au Père que par moi " (Jn 14,6) ; " Pour eux, je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi, consacrés " (Jn 17,19).

C'est ainsi que tout chrétien, par son baptême, est une personne consacrée à Dieu avec le Christ, comme le signifie le rite de l'onction d'huile. Cette consécration baptismale est le principe et le fondement de toutes les autres consécrations qui peuvent survenir dans la suite de l'existence. Celles-ci ne font que la reprendre, l'orienter, l'approfondir pour mieux vivre ses richesses et ses exigences.

La consécration au Christ qui survient après la consécration baptismale, peut se faire par l'entremise d'une autre personne, à condition, bien sûr, que celle-ci ne fasse pas écran et que notre consécration ait toujours comme fin Dieu lui-même. Dans la communion des saints, cela revient à prendre appui sur l'exemple et l'aide de cette autre personne pour mieux vivre notre propre fidélité au Christ.

Mère de toutes grâces
Notre "consécration à Marie" est toujours une consécration "à Jésus par Marie". Me consacrer à la Mère de Jésus, c'est m'en remettre à sa maternité de grâces, en reconnaissant en elle la Mère que Dieu me donne. C'est me livrer à elle afin qu'elle puisse exercer sa maternité dans l'Esprit Saint avec encore plus de fruits, en m'éduquant et en m'aidant par son exemple, ses inspirations, sa prière, à devenir comme elle un vrai disciple de Jésus.

Ma consécration à Marie ne saurait donc avoir un but différent de celui de ma vie chrétienne elle-même tel que Jean-Paul II le rappelle dans la Bulle d'indiction du Jubilé, à savoir mon union à Jésus-Christ par la fidélité à ses commandements, selon l'engagement que j'ai pris à mon baptême. Par une démarche libre et volontaire, humble et toute confiante, cette consécration m'établit dans un nouvel état d'appartenance et de pleine dépendance par rapport à Marie pour mieux vivre ma fidélité à Jésus, et lui être identifié par ma docilité à son Esprit d'amour. Ainsi le but initialement recherché se trouve atteint : la plus grande gloire de Dieu par Jésus-Christ. Désormais, je ferai toutes mes actions " par Marie, avec Marie, pour Marie, afin de les faire plus parfaitement par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, pour Jésus-Christ " (Traité, 257).

Parmi les saints qui ont vécu et proposé ce chemin de perfection, Jean-Paul II donne une place particulière à saint Louis-Marie Grignion de Montfort " qui proposait aux chrétiens la consécration au Christ par les mains de Marie comme moyen efficace de vivre fidèlement les promesses du baptême " (Redemptoris Mater, 48). Son mérite ? Avoir vécu ce secret exemplairement, selon son charisme, et l'avoir fait connaître en dehors des monastères et des séminaires où il semblait jusque là confiné ; en avoir établi la doctrine de manière solide et simple ; l'avoir concrétisée dans une formule, " Consécration de soi-même à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, par les mains de Marie " (Amour de la Sagesse Éternelle, 223).

Des fruits extraordinaires
Saint Louis-Marie n'hésite pas à affirmer que cette consécration, fidèlement vécue, " produit une infinité d'effets dans l'âme " (Secret de Marie, 55). Il ouvre pour notre temps d'immenses perspectives : " Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l'éducation des grands saints qui seront sur la fin du monde, lui est réservée ; car il n'y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires " (Traité, 35).

Le mot jubilé évoque la joie : la nôtre, mais aussi celle du Père qui voit son enfant revenir à lui, celle du ciel pour un seul pécheur qui se convertit. La conversion qui nous est offerte vise la transformation de nos comportements personnels, familiaux, sociaux et politiques. Il dépend de chacune et de chacun que cette année ne laisse qu'une trace éphémère, ou qu'elle s'inscrive pour toujours dans notre histoire. Pensons-y sérieusement. " Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle " (Jn 3, 15).
Puisse le Seigneur répandre sur nos personnes, sur nos familles, nos communautés et nos paroisses, les inépuisables trésors de sa Miséricorde. Que, par sa maternelle intercession, la Vierge Sainte obtienne à chacun de ses enfants, durant ce Jubilé, les grâces de conversion qui lui sont nécessaires pour aborder le nouveau millénaire en étant fidèle à sa mission.

L'événement

Père Finet

 

" Les événements, dit Dieu, c'est Moi. C'est Moi qui vous caresse ou vous rabote. Mais c'est toujours Moi ! Chaque année, chaque heure, chaque événement, c'est Moi. C'est Moi qui viens, c'est Moi qui vous aime, c'est Moi, n'ayez pas peur ". Ch. Péguy

Le Cardinal Suenens, dans son livre : " Une nouvelle Pentecôte ", écrivait :
" L'Esprit ne parle pas seulement dans le silence de la prière. Il parle à travers toute l'histoire des hommes. A chaque génération, Il tient un langage nouveau. A la nôtre, Il parle à travers le prodigieux enrichissement du savoir humain ; à travers la recherche angoissée et tâtonnante de l'homme confronté avec des problèmes qui ne sont plus à l'échelle humaine ; à travers les questions que suscite le progrès même des sciences et qui font trembler, en raison de leurs conséquences possibles, les maîtres de l'énergie nucléaire et des bombes atomiques ".

" L'Esprit nous invite - Vatican II le rappelait - à scruter les signes des temps et à les interpréter à la lumière de l'Evangile.

Un prêtre à qui l'on demandait comment il préparait ses homélies dominicales, répondait :
" Je prends dans une main la Bible, dans l'autre le journal, et je le lis à la lumière de la Parole de Dieu ".

C'est l'interprétation quotidienne de l'événement : Dieu est là qui nous fait signe, sous forme d'un appel, d'un devoir, d'une urgence ".

Et Romano Guardini :
" Le Dieu Vivant se préoccupe personnellement de chaque homme en particulier, et il est prêt à prendre soin de lui. Il ne s'agit donc ni d'un conte, ni d'une philosophie naturelle, ni d'une éthique, mais d'une révélation issue de la liberté divine ".

Qu'est-ce que l'événement ?

C'est ce qui nous arrive, nous touche, bouleverse le rythme de notre vie (par exemple : la mort d'un père, un accident grave...). Il faut découvrir dans tout événement la lumière qu'il nous apporte dans son sens spirituel.

Il change notre existence : l'échec à un examen, le chômage. Je ne puis le refuser, je ne peux passer à côté ou le fuir.

" Les événements sont nos maîtres intérieurs" écrivait Emmanuel Mounier.

L'événement est un appel à la foi : dans tout événement, Dieu est présent. Tout est grâce : la santé comme la maladie, le succès comme l'échec.

Voici une citation de Kierkegaard, un protestant danois, existentialiste chrétien : " La vie est comme une lettre d'amour écrite en langue étrangère, et que l'on apprend à déchiffrer peu à peu. D'abord le mot à mot de la lettre, puis le cur à cur. Il s'agit d'apprendre à déchiffrer, à travers les événements de nos vies, cette lettre d'amour que Dieu nous adresse personnellement ".

Dieu est présent dans l'événement déroutant, obscur, mystérieux.

Quand Augustin dit à sa mère Monique qu'il a l'intention de partir en Italie, Monique bouleversée passe la nuit en prière sur la plage de Carthage, connaissant la vie déréglée de son fils, craignant qu'à Milan il s'écarte davantage encore de Dieu. Malgré cela, son fils part. Il rencontre l'évêque de Milan, le futur Saint Ambroise, qui ouvre le cur du jeune homme. C'est à Milan qu'Augustin va découvrir Dieu.

Et voici le commentaire de Saint Augustin dans ses " Confessions " :
"Seigneur, Tu lui refusais (à ma mère) ce qu'elle Te demandait alors, afin de mieux réaliser le vu profond de son cur ". (La conversion et la sanctification de son fils).

Il ne faut pas s'étonner devant l'événement obscur.

" Rien ne se fait, hormis le péché, que par la volonté de Dieu ". St François de Sales.

Dans l'événement, il faut toujours agir selon la sagesse humaine, mais dans la pensée de Dieu. Tous nos plans humains s'écroulent, et le Seigneur reconstruit. C'est une purification.

Dieu est présent dans l'événement apparemment mauvais. Rencontres de Jésus avec Marie Madeleine, la pécheresse, avec Zachée le publicain, et de manière plus extraordinaire avec Saul, persécuteur de l'Eglise - "ne respirant que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur " Ac. 9,1 - jusqu'à la plainte de Jésus sur le chemin de Damas : " Pourquoi me persécutes-tu ? ". Saul est retourné, baptisé à Damas par Ananie, et devient le grand Saint Paul, apôtre des Gentils et fondateur de nombreuses communautés chrétiennes auxquelles il écrira des lettres, trésor précieux gardé par l'Eglise, et qui permettent de découvrir la profondeur de l'enseignement de Jésus.

Dieu ne veut pas le péché, mais il l'utilise. L'homme n'a jamais le droit de vouloir directement un mal pour un bien, mais Dieu peut toujours utiliser le mal pour un bien.

...Sainte Marguerite de Cortone, après avoir vécu une vie très dissolue, maîtresse d'un gentilhomme de Montepulciano pendant de très nombreuses années, fut miraculeusement tirée par la grâce de Dieu de cet état de grande pécheresse, si bien qu'elle a pu écrire :
" Dans la boue même où je me vautrais, le Seigneur est venu me chercher".

Dieu se révèle dans l'événement. Mon existence est un atelier où Dieu travaille.

Toutes ces considérations nous invitent à prier. Car la prière est le soutien de la foi. Ce don gratuit que nous avons reçu au baptême et que nous devons développer après par la fidélité de notre prière. Que de jeunes actuellement baptisés, élevés dans des familles chrétiennes, perdent la foi dans leur adolescence, ayant négligé la prière. Par ailleurs, cette foi nous aide à accueillir l'événement, c'est-à-dire la présence de Dieu dans nos vies.

"...Quand on garde vraiment son cur ouvert à Dieu et disponible, il n'existe pas de circonstances dans la vie que nous ne puissions pas accepter comme une grâce et une bénédiction. Bien sûr, il faut, pour cela, un cur disponible, un cur humble, soumis et obéissant. Mais ne pourrions-nous pas le demander à Dieu ? Ne pourrions-nous pas prier, au lieu de nous plaindre? faire appel à Dieu, au lieu d'accuser les autres ? Tout homme a ainsi quelque part dans sa vie une plaie qui n'est pas encore guérie. Car nous serions des saints, oui réellement des saints, au vrai sens du mot, si nous étions partout et en tout point d'accord avec Dieu, avec sa volonté. Mais comme nous ne le sommes pas, nous sommes tous concernés par la parabole de la céleste habileté du chrétien. Il nous suffit d'examiner notre vie de plus près et nous trouverons alors qu'il y a, ici et là, dans notre vie, des situations, des circonstances, des charges que nous ne pouvons bien voir et dominer que si, par la grâce de Dieu, nous sommes assez intelligents, d'une intelligence céleste, pour reconnaître que là aussi, Dieu exprime une parole de son amour éternel et que nous devrions dire oui avec courage et soumission ". Karl Rahner.

Et comme le disait le Pape Jean-Paul II aux jeunes, à Lourdes :
" Marie, apprends-nous à prier. Comme Marie, laissons-nous habiter par la fougue de l'Esprit Saint. Beaucoup d'entre nous ont redécouvert la joie de la prière : penser à Dieu en L'aimant, Le louer ensemble, écouter sa Parole. La prière n'est pas d'abord pour nous satisfaire. Elle est dépossession de nous-mêmes pour nous mettre à la disposition du Seigneur, Le laisser prier en nous.

Elle est la respiration de l'Eglise et la met au diapason de Dieu. Elle constitue un service essentiel dans l'Église, le service de la louange et le service qui permet aux hommes de s'ouvrir au Rédempteur. Elle est à la source et à l'aboutissement de notre engagement. Puissions-nous ne jamais séparer l'action de la contemplation. Et que nos prières convergent vers l'Eucharistie où le Christ lui-même saisit notre vie pour l'offrir avec la Sienne et lui faire porter ses fruits ".

Ainsi, à travers l'enseignement de notre Saint-Père le Pape, nous voyons bien que la prière nous aide à accueillir l'événement.


 

 

Témoignage

Goûter la vérité

Au delà des aspirations superficielles qui nous invitent à participer à une retraite, il y a cette profonde recherche, souvent confuse, d'une vérité à mettre ou à remettre dans notre vie.

Nous venions peut-être chercher le chemin de la vérité pour notre avenir, comme on se fait expliquer la lecture d'une carte. Par des enseignements denses, et dans nos cur à cur avec le Seigneur, nous avons approfondi cette recherche pour goûter la vérité : la vérité de nos âmes devant la vérité de notre Dieu. Dans le silence, nous avons pu nous ouvrir à la vérité de notre désir et de notre chemin vers la sainteté, à la vérité de nos vies rassemblées devant Dieu, à la vérité, enfin, de nos relations mutuelles pour ceux d'entre nous qui étaient venus à deux : jeunes mariés ou fiancés.
Pas de fausses pudeurs entre nous. Les messes, l'adoration, les repas en silence, même les files d'attente pour rencontrer un prêtre, tout a été vécu dans la paix, la simplicité et la liberté.

Et puis, nous nous sentions portés par la prière de la communauté. Mais nous nous sentions aussi portés par nos prières, les uns pour les autres, spontanément ou invités par les soucis ou les joies que chacun avait pu livrer.
La récollection s'est terminée dans la chapelle par la consécration à Jésus par Marie. Alors, ce qui nous était sensible depuis le début a pris un visage que nous avons pu nommer la communion ecclésiale sous le regard du Père. Nous nous sommes sentis membres d'une même famille.

Nous garderons en nous une expérience forte de communion et de paix. Un encouragement renouvelé et mêlé de bonheur pour nous tenir toujours plus dans la Vérité de Dieu et la faire rayonner autour de nous, selon notre vocation.
Pierre-Laurent


Vivre des fiançailles

Bien que tous deux croyants, nous avons eu des cheminements très différents, autant par l'éducation que dans nos vies familiale et spirituelle.

Laurent connaît les Foyers depuis sa plus tendre enfance. Il se considère comme privilégié d'avoir pu faire ses études à St Bonnet où il a progressivement pris conscience que sa vocation serait dans le mariage. Emilie, ayant été profondément marquée par le divorce de ses parents, en avait une vision beaucoup plus confuse

Nous nous sommes rencontrés en vacances, il n'y a pas eu de coup de foudre. On se sentait simplement bien ensemble; Rétrospectivement nous prenons conscience que cette relation était très fragile : à cette époque, c'était facile de dire STOP, c'était possible. On trouve toujours des défauts à l'autre, et puis ce n'est pas naturel de faire une concession

C'est au cours d'une récollection que Laurent a fait découvrir les Foyers à Emilie. "Cela m'a donné envie de mieux connaître Marthe, j'avais besoin d'un grand ménage en moi : la retraite de cinq jours m'attirait".

Par un 'hasard' bienveillant, Laurent avait justement l'occasion de m'accompagner.

Au Foyer, on nous a expliqué que ces retraites étaient à l'initiative de Jésus, et qu'Il serait présent à chacun de nos curs. Nous sommes heureux aujourd'hui de pouvoir en exprimer notre témoignage. Avec douceur, dans la réalité toute simple du quotidien, nos curs ont été transformés et nos sentiments clarifiés. Nous avons vécu alors une nouvelle rencontre, en vérité. Nous étions très différents, et unis par un amour que l'on recevait comme un cadeau. Nous ne pouvions pas continuer à vivre sans but, l'envie de bâtir notre avenir à deux était née et il y avait du travail !

Pour rester dans la douceur, nous avons décidé de nous fiancer. Nous avons découvert un temps merveilleux : les doutes et les peurs sont placés sous le Regard de Dieu ça change tout ! Le passé est clarifié, le cur se purifie, surtout on se sent respecté dans sa liberté individuelle et c'est très important pour s'engager.

Pour conclure nous vous laissons cette phrase de Saint Paul que nous avions reçue :
"Mariez-vous dans le Seigneur. Quand on s'abandonne, Il est là pour nous combler de joie " !

Laurent et Emilie