Numéro 205

Juillet 2001

 

 

SOMMAIRE

Eglise minoritaire et grain de sénevé
Père Jacques RAVANEL

Témoignages
Apprendre à faire des choix de vie
Vie chrétienne dans la vie étudiante, mission impossible ?
"Frappez et l'on vous ouvrira" : Puissance de la prière et de l'offrande de chaque jour
Invitation à une démarche confiance envers Dieu

Chaque époque est de Dieu
Père FINET

"Si le grain de blé ne meurt": un printemps irlandais ?
Père Kilian BYRNE
Témoignage : l'accueil à "Nazareth" ­ Irlande

Taïwan : Eglise en minorité et grain de sénevé

"Foi et Lumière" - Lourdes 2001

De toutes nations

Le Foyer du Liban
Le Foyer du Lesotho






 

Eglise Minoritaire

et grain de sénevé

Père Jacques RAVANEL

 

 

 

Nous le savons, depuis de nombreuses années, l'Eglise est devenue minoritaire en France. Il n'en va pas de même dans d'autres pays d'Europe ou du monde.

A entendre certaines cassandres, nous sommes même étonnés qu'elle ne soit pas définitivement morte. Les pronostics des médias la présente comme telle, au point que certains articles de journaux se croient obligés d'évoquer un "christianisme discrédité".

En est-on si sûr ? "Le grain de blé tombé en terre porte beaucoup de fruits" (Jean 12,24). Jésus ne serait-Il pas mort ? Ne serait-Il pas ressuscité ? (1Cor.15).

 

Même minoritaire, l'Eglise existe

Même si nous sommes beaucoup moins nombreux, nous demeurons un groupe important qui croyons en l'Oeuvre du Seigneur. 10% de pratiquants disent certaines statistiques, soit entre cinq et six millions de chrétiens actifs. Ils vivent de la certitude de l'existence du Ressuscité dont ils font l'expérience de sa rencontre dans l'intime de leurs âmes. Leur style de vie se trouve transformé et leur démarche humaine devient brûlante d'un amour pour le Seigneur d'autant plus vrai qu'ils ont conscience de leur fragilité.

"Des hommes de toutes conditions" comme dit l'Apocalypse 5,10, de tout milieu, de toute classe, de tous les âges, manuels, intellectuels, citadins ou ruraux. Beaucoup d'autres n'expriment pas leur foi par une pratique régulière mais se tournent vers Dieu dans les grandes étapes de leur vie. Les lieux de pèlerinage accueillent un nombre impressionnant de personnes qui trouvent normal de formuler ainsi leur sentiment religieux. Ce dernier se manifeste souvent pour les grandes fêtes de Noël et de Pâques, à moins que ce ne soit à l'occasion d'un décès ou d'un mariage.

 

La vitalité du Seigneur

Au-delà des statistiques officielles qui peuvent toujours prêter à caution, il ne dépend que de nous de nous laisser guider par l'Esprit Saint de manière à percevoir les signes de l'action très intense du Christ vivant dans nos curs et dans ceux que le Seigneur met sur notre route.

Cette semaine, c'est un voisin qui vous confie son émotion : leur grand fils de 18 ans vient d'échapper à un grave accident et soudain découvre le sens de sa vie.

Aujourd'hui, une mère de famille qui rentre d'un pèlerinage au cours duquel la douceur infinie de la Vierge l'a soudain libérée d'une agressivité dévastatrice.

L'année du Jubilé, au cours de l'an 2000, a été l'occasion de rapprochement entre trois personnes d'un même clan qui ne parvenaient plus à se rencontrer. La miséricorde divine est venue épanouir des curs douloureux et renfermés. La haine les a quittés.

Dans les Foyers de Charité, très souvent, la retraite d'une semaine se termine par une action de Grâce jaillissant librement des curs. Un tel s'émerveille de mieux entrevoir le sens de la messe, tel autre est bouleversé par la qualité de la sérénité qui grandit en lui depuis un temps fort de prière avec le Christ. Quant à un autre, venu pour faire plaisir à des amis, il ne peut que remercier le Seigneur d'entrevoir intensément la véritable Lumière du Christ. Ces quelques signes évoqués brièvement nous permettent de percevoir que, si le visage de l'Eglise a changé en nombre, la transparence de l'Action du Christ l'a rendu plus lumineux.

 

Minorité spirituelle au coeur du monde

Cette présence active de Jésus parmi les siens les entraîne au milieu du monde et de la cité. Notre société vit un laïcisme dont la neutralité est devenue un agnosticisme. "Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde" (Jean 17,18) "afin que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé" (Jean 17,22).

Nous ne sommes plus portés par un milieu ambiant favorable, comme jadis. Nous sommes à contre courant et nous avons à témoigner sereinement de la douce lumière dans les flots qui voudraient nous submerger. L'ironie française transmise par Voltaire, les sarcasmes des idéologies écrasantes ne nous sont pas épargnés, tandis que le matérialisme, le bien-être financier, les facilités de l'existence, endorment d'un soupçon moqueur les expressions audacieuses d'un univers spirituel.

Nous nous retrouvons dans la même situation que celle des apôtres mis en accusation par leur Société avant d'en être rejetés. Auprès d'eux, nous apprenons à garder notre position de foi sans aucune agressivité mais dans la confiance totale en Jésus. "Considérant l'assurance de Pierre et de Jean, se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les Sanhédrites étaient dans l'étonnement" (Act.4,13).

Une Eglise minoritaire ne peut grandir et s'épanouir que si elle s'enracine dans une confiance absolue en Jésus. Elle n'est point alors provocante, mais attirante. "Ayez confiance, j'ai vaincu le monde" (Jean 16,33). "C'est moi, n'ayez pas peur" (Mat.14,27) disait Jésus, parole que n'a cessé de nous rappeler le pape Jean Paul II.

Ce doux attachement à la Lumière Divine, ce rayonnement du Cur de Jésus dans son humilité extrême, ouvrent un horizon d'amour et de paix qui aidera tous ceux qui cherchent, à trouver "la véritable Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde" (Jean 1,9).

 

La force du témoignage dans la prière et l'amour fraternel.

Seule la force du Saint-Esprit peut nous soutenir dans cette attitude qui est sans cesse battue par des vents contraires ou continuellement menacée d'enlisement par l'épaisseur d'une indifférence tiède. Cette présence de l'Esprit de Jésus requiert que nous acceptions de vivre un combat intérieur d'une extrême densité. "Ce sont les violents qui s'emparent du Royaume de Dieu" (Mat.11,12).

Les exigences de la prière et de l'amour fraternel viennent unifier les apôtres d'une Eglise minoritaire. "Priez sans cesse et sans relâche" (Luc 18,1) nous dit Jésus. "Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres, ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres, à ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres" (Jean 13,34).

Notre amour fraternel, tout le monde peut le constater. N'est-il pas le signe pour "Le" reconnaître ?

C'est donc dans une grande espérance que nous poursuivons notre mission "minoritaire" et que nous nous émerveillons devant l'action du Christ dans les âmes.

Déjà en 591, le Pape Grégoire le Grand écrivait à l'Archevêque de Séville : "Je suis à mon poste, secoué par les flots de ce monde, qui sont si violents, que je suis absolument incapable de conduire au port, ce navire, vétuste et pourri, que le dessein caché de Dieu, m'a donné à gouverner. Au milieu de tout cela, troublé moi-même, je suis contraint, tantôt de faire front et de tenir le gouvernail, tantôt, le navire penché sur le côté, d'esquiver, en virant, les menaces des flots. Je gémis, parce que je sens que, par ma négligence, la sentine des vices va croissant, et que, dans la tempête que nous traversons, les planches pourries ont des craquements de naufrage".

Quels que soient les retards de l'évangélisation, Marthe Robin notait déjà à son époque, dans son Journal Intime du 24 Février 1930 : "Toute perfection est dans l'amour.. Toute sainteté est dans l'humilité ! Ma vie, ou plutôt mon âme est pleine des mystères, des ravissantes merveilles de l'amour divin ! Tout me parle d'infini. Ma vie est une prière".

Avec réalisme, constatant la vitalité de Jésus et de son Eglise, nous osons même dire avec Marie : "Le Seigneur a fait pour moi des merveilles" (Luc 1,46)
.Ce n'est donc pas par hasard si Jésus, un jour, avait confié à ses apôtres : "Je vous ai dit toutes ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite." (Jean 15,11).

 





Chaque époque est de Dieu

 

Père FINET

 

 

Que de fois des retraitants me disent : « Je suis dans tel travail et je n'ai que des non-chrétiens, des non-croyants autour de moi. C'est extrêmement difficile de pouvoir s'affirmer chrétien ou chrétienne ». Le problème de l'apostolat n'est pas facile. il faut tout de même que nous arrivions à porter témoignage dans ce monde d'aujourd'hui.

Chaque époque a son style de vie, sa façon particulière d'exprimer ses sentiments et volontés. Sa conception de la vie est plus accessible à certaines valeurs et certaines vérités. Elle accède à la pleine vérité dans une certaine mesure, mais à sa manière. Tout cet ensemble de phénomènes est souvent désigné indistinctement par le terme « esprit du temps » ou « mentalité moderne ».(1)

Chaque époque est de Dieu...Chaque époque, chaque civilisation, chaque mentalité porte en soi les « semences du Logos, du Verbe.


Chaque époque porte en elle, avec sa mentalité propre, un avenir... ».

N'oubliez pas cela : l'époque d'aujourd'hui, la jeunesse d'aujourd'hui porte en elle l'Église de l'an 2000.

« Si les vrais chrétiens négligent cet appel ou le rejettent brutalement, rien d'étonnant alors que la mentalité moderne ne se fasse gloire de son nihilisme et de ses erreurs ». Il faut vivre l'Eglise d'aujourd'hui, il ne faut pas passer son temps à dire : « De mon temps... ». L'Église ne dit pas : « De mon temps... », elle est d'aujourd'hui.

Il faut donc savoir penser que l'Église est toujours de mon temps d'aujourd'hui, et non pas de mon temps d'autrefois. Nous devons beaucoup avoir cette mentalité. Sans cela, nous serons com me certains chrétiens qui critiqueront tout ce qu'ils verront dans l'Église d'aujourd'hui, qui passeront leur temps à dire : « De mon temps... c'était pas comme ça ». Il faut être d'aujourd'hui. C'est une des caractéristiques de l'Eglise que d'être d'aujourd'hui.

 

Dans cette mentalité-là, comment faire l'apostolat ?

« Le chrétien qui ne se cramponne pas à des formules et à des coutumes incomprises, mais s'établit dans la Vérité, est à même d'engager un dialogue charitable avec la mentalité moderne. En mettant en évidence, dans le trésor des vérités qu'il a héritées et assimilées, I'« ancien et le nouveau » - l'ancien d'une manière nouvelle - son adhésion à la vérité immuable s'accroît...

L'histoire du salut s'accomplit au cours même de l'histoire contemporaine...
Par contre, ceux qui cherchent à maintenir les formes du passé n'ont pour eux que les scories de la mentalité moderne à bout de souffle et des formules sans âme, porteuses jadis de vérités pleines de vie».

"De mon temps », on était en "état de grâce". Aujourd'hui on est "vivant". Quand je vois un jeune, je ne vais pas lui dire : "Est-ce que tu es en état de grâce ? " Mais non ! je lui dirai : "Est-ce que tu vis ?" C'est la même chose. Seulement c'est le langage d'aujourd'hui. Et d'ailleurs, nous trouvons cela dans l'Evangile, puisque Saint Jean parle toujours de la vie divine. Il faut être d'aujourd'hui et ne pas se cramponner simplement aux formules d'autrefois.

"Une apologétique qui s'inspire plus de la puissance de rayonnement de la foi et d'une délicate charité envers les hommes concrets de l'époque aidera à faire passer les vérités éternelles sur la longueur d'onde de l'auditeur.

 

Il s'agit d'annoncer les vérités révélées dans le langage du temps et avec les valeurs affectives de la mentalité contemporaine".

Insistons beaucoup là-dessus. On ne s'y trompe pas. Les gens diront : "Oh, celui-ci, il a la foi". Cela se sent instantanément : la puissance du rayonnement de la foi !

Raison de plus pour être des apôtres dans le monde moderne, de cultiver la foi par la prière, par la charité et par le service fraternel.

Vous ne convertirez pas par la discussion, mais bien davantage par le rayonnement de la foi et de la charité. On dira : « Il y croit » et «Voyez comme ils s'aiment ».

 

Sachons être très nets dans notre foi et, en même temps, ne nous laissons pas prendre par ces espèces de combinaisons, compromissions et réductions où, finalement, on n'est plus des chrétiens. C'est le « Est, est. Non, non » qu'on doit avoir dans le coeur et sur les Ièvres, quand on est disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Extraits d'une conférence du Père Finet (1978)

(1) Les passages en italique de ce texte sont du Père Desqueyrat dans "Lumen Vitae XVI"

 

 

Témoignages

Vie chrétienne dans la vie étudiante, mission impossible ?

Ce n'est certes pas gagné d'avance mais "rien n'et impossible à Dieu" (Luc 1,39) !! Nos années d'études sont celles de nos choix qui ne sont plus ceux de nos parents, bref, le tournant de notre vie ! Difficile d'être libre et responsable à la fois Mais je réalise de plus en plus chaque jour que Dieu nous invite à vivre libres et heureux. Pour ma part la "liberté" a commencé après le bac, les parents habitant à l'étranger. Mais j'ai vite vu les inconvénients de l'indépendance, et pas seulement au niveau ménager : les parents ne sont plus là pour nous accompagner à la messe, et nous nous retrouvons en face de nous-même : quelle est la place de Jésus dans ma vie? Est-ce que je mets ma foi dans un tiroir ou au cur de ma vie ?

Je pense que le problème majeur de tout étudiant est la gestion du temps et cela a été une grande grâce de réaliser que le temps chrétien a trois dimensions et qu'il est important de respecter : savoir répartir son temps entre Dieu, les autres et soi-même, la difficulté étant de trouver un équilibre entre les trois car on en met facilement une de côté, et pas toujours la même. Comment avoir une vie d'engagement sans mettre de côté sa vie intérieure ? Je crois qu'il faut se donner les moyens et le temps de respirer. Les temps forts comme les JMJ, le pèlerinage des étudiants à Chartres, une retraite permettent de se ressourcer en profondeur : c'est indispensable pour pouvoir former son cur et témoigner ensuite. Egalement temps important de rencontre : comme ça fait du bien de partager notre foi, de réaliser que l'Eglise est vraiment vivante et universelle ! Le tout après étant de rentrer chez soi et de tenir au quotidien : de transformer une foi faite de feux de paille plus ou moins éloignés les uns des autres en un feu de braises brûlantes d'amour Pas facile. Plutôt que de subir le quotidien, il y a le GIP. J'ai appris ça il y a peu de temps, cela signifie Grâce de l'Instant Présent. C'est à chacun d'éclairer sa journée selon ses disponibilités : il y a bien sûr les sacrements dont on ne peut se passer pour grandir (eucharistie, adoration, confession) mais aussi une petite prière dans le métro, un petit acte de charité, gratuit, une main tendue J'ai pour cela beaucoup de chance d'être à Paris car notre capitale ne voit pas passer une heure sans qu'il n'y ait au moins une messe de célébrée. Il en est de même pour les groupes de prière : la multitude des possibilités permet de faire un choix selon ses disponibilités mais aussi selon sa sensibilité. C'est important d'avoir un prêtre qui nous suit, particulièrement, des amis "cathos prat" (catholiques pratiquants) pour nous soutenir mais Dieu ne nous permet pas de nous réunir pour que nous nous tenions bien chaud les uns aux autres, il nous envoie auprès des autres étudiants. Même s'il est difficile de témoigner verbalement auprès de certains, il est toujours possible de garder une vie saine (une lettre de plus et elle est sainte), de vivre l'amour par nos actes, notre comportement quotidien : quel regard portons-nous sur le pauvre qui gît dans la rue, quelle patience dans le métro, quel sourire dans les couloirs enfumés ? Beaucoup sont en recherche d'un sens à leur vie : ainsi sont-ils curieux de découvrir ce qui nous fait vivre.

Finalement, je pense que la vie étudiante doit ressembler à celle de Marie après la visite de l'ange : pouvoir dire "je suis la servante du Seigneur", même si nous ne comprenons pas tout et que l'avenir est encore flou ; accueillir le "réjouis-toi" comme un maître mot de notre quotidien : croire de tout son cur que "rien n'est impossible à Dieu", même de se servir de notre personne avec toutes ses limites et ses faiblesses pour sa gloire et aller voir notre "cousine Elisabeth" pour rendre grâce avec elle des merveilles que Dieu accomplit tous les jours. Suivons enfin les conseils de Marthe :"Ne regardons ni trop en avant, ni trop en arrière mais toujours en haut". (8 octobre 1930.

Peggie




Invitation à une démarche de confiance envers Dieu.

Témoignage donné lors d'un week-end jeunes

En ce qui me concerne, c'est mon 3ème week-end avec les Foyers de Charité. Mon premier week-end date d'avril 2000.
Châteauneuf pour moi, c'est la continuité d'un cheminement qui a commencé il y a une dizaine d'années.

En effet, pour des raisons diverses, j'ai vécu une remise en question de la pratique, une sorte de traversée du désert où, tout en restant croyant, je m'étais éloigné de l'Eglise.

Cette traversée a duré quelques années et c'est dans des situations difficiles, liées à ma vie quotidienne, que j'ai à nouveau rencontré le Christ.

Cette rencontre avec le Christ fut libératrice et source de grâce. Elle a illuminé ma vie.

La reconversion m'a permis de faire la pause en moi de façon progressive, de redécouvrir l'Eglise ; c'est à dire le partage de la Parole de Dieu avec les autres, que ce soit sous forme d'aumônerie ou groupe de prière.

Plus j'avançais dans ma connaissance de Dieu, plus j'apprenais à Lui faire confiance, à comprendre qu'Il me parle à travers ma vie, mes expériences Il me réjouit là où je suis.

Ce que j'ai découvert et vit depuis, je pense le résumer de la façon suivante :

- Le Christ est à nos côtés et attend que l'on fasse librement le pas. On ne Le voit pas mais on peut communiquer avec Lui par la prière.

- La force de la prière : prier, c'est communiquer avec Dieu. Prier me fait rentrer dans une relation privilégiée avec Dieu. Jésus devient le confident, l'ami à qui l'on parle simplement et en toute vérité.

- Confier sa vie à Dieu, c'est accepter de Lui faire confiance. Accepter qu'Il nous transforme tout doucement de l'intérieur. (conversion du cur), comme l'argile qui se laisse travailler. Ainsi chacun est unique et a de la valeur auprès de Dieu.

- Les enseignements reçus à Châteauneuf me rejoignent dans mon parcours. Ils sont concrets et m'interpellent dans ma vie quotidienne.

- Ma foi m'aide à accepter le mystère de Dieu qui ne peut être atteint qu'avec notre cur en faisant preuve d'humilité à son égard.

Durant ce week-end, je vous invite à essayer de rentrer dans une démarche de confiance vis à vis de Dieu. A vous laisser imprégner et guider par l'Esprit Saint.

Michel