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Numéro 247
Juillet 2008 |
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SOMMAIRE
Actualité :
49e Congrès
Eucharistique International à Québec, au Canada
Dossier :
Saint Paul,
une Année Jubilaire
L'indulgence du Jubilé
Saint Paul, modèle
de conversion
Père Olivier PEYRON
Je suis
Jésus que tu persécutes
Père Alain BANDELIER
Témoignage : Paul continue
d'être avec nous
Pascal et Odette Gbikpi
A Malte : le bienheureux naufrage
de Paul
Père FINET
Retraite
itinérante sur les pas de saint Paul
Marie-Jo FRUGNAC
Paul
: quelques traits de son âme d'apôtre
Père Bernard MICHON
La famille
de Dieu sur terre
(Eph 3)
Père FINET
De toutes nations
Châteauneuf : célébration des 60 ans de la bénédiction du Grand Foyer
Engagements au Foyer de Cao Thai, au Vietnam
Programme des retraites septembre-octobre 2008
| Paul : quelques traits de son âme d'apôtre |
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Père Bernard MICHON
Avant tout, Paul se veut
« serviteur » et « apôtre ».
« Paul, serviteur
du Christ Jésus, apôtre par vocation, mis à
part pour annoncer l'Evangile de Dieu » Rom 1,1. La Tradition chrétienne
l'appellera « l'Apôtre des nations », «
l'Apôtre » tout court.
Le mot « apôtre » veut dire « envoyé
de la part de, chargé de mission ». Comme tout ambassadeur,
c'est moins sa personne qui compte que Celui qui l'a « empoigné
» sur le chemin de Damas (Phil 3, 12).
Paul a donc conscience d'avoir reçu une mission et voudra
la réaliser jusqu'au bout. Désormais, sa vie, son
sang et sa personne sont donnés à cette responsabilité,
à ce « munus », dira-t-on en latin. Ce don
deviendra un véritable « sacrifice » liturgique
: Phil 2, 17.
Cette mission, Paul veut l'accomplir
comme serviteur, c'est-à-dire : être la personne
de confiance à qui le Seigneur peut tout demander. Le «
serviteur » (doulos) n'est pas un domestique mais le bras
droit qui est présent et disponible en permanence, qui
devient compétent, toujours discrètement mais indéfectiblement,
totalement attaché à son Maître.
C'est pourquoi Paul vise à être un modèle
pour tous (2 Thess 3,9 et 1 Cor 11,1). Sa consigne «
imitez-moi » n'est pas sur-estime de soi mais paternité
; être père, c'est devenir une référence
qui visualise, qui « fait » autorité.
« Père, il me suffit de te voir », disait un de ses disciples à Abba Antoine, n° 27
Tout son ministère, Paul le vit au titre de la reconnaissance envers le Christ Jésus.
Les fondations d'Eglises, les aléas de tous les voyages, les dangers extérieurs et les coups durs de ses détracteurs, son enseignement et sa prière : tout est reçu et porté comme conséquence de son union au Christ ressuscité. Ainsi tout est vécu par reconnaissance, ce qui permet de faire beaucoup plus que par devoir et surtout avec plus de coeur.
En voici un indice : la plupart
de ses lettres commencent par une prière d'action de
grâce (Rom 1,8 ; 1 Cor 1,4 ; Eph 1,6)
Et cette reconnaissance envers le Christ Jésus s'achève,
dans la prière, en « louange de gloire ».
Sa prière n'est pas seulement reconnaissance : elle est aussi demande, supplication, bénédiction ; elle est surtout devenue constante : Paul prie « sans cesse » 1 Thess 1,2, « en tous temps » Phi 1,4. « nuit et jour » 1 Thess 3,10.
La prière est donc,
dans son âme d'apôtre, une disposition constante,
un état plus qu'un exercice. Ou plutôt : il
y a les exercices qui rythment, imprègnent, et se transforment
en état, en « habitus ».
Si bien que, en lui l'Apôtre et le Serviteur, sont ainsi
toujours unis au Maître : « Pour moi, vivre c'est
le Christ » Phil 1,21 : l'homme et le ministère
sont unifiés.
Extases et humiliations : 2 Cor 12, 2-10.
C'est quand il est affaibli par toutes sortes d'épreuves
et de contrariétés que Paul expérimente,
touche du doigt la force qui lui vient du Christ ressuscité.
Paul peut avoir des visions ineffables et «être ravi
jusqu'au troisième ciel », v. 2, il conserve toujours
ce qu'il appelle « une écharde en la chair »,v.
7. On a tout dit sur cette écharde. Le mot grec est très
suggestif, c'est « l'éclat de bois », «
l'épine » dans un objet que vous pensiez lisse ;
comme un petit caillou dans la chaussure.
Difficultés de toutes sortes et humiliations interdisent
à l'orgueil de reprendre le dessus et obligent l'apôtre
ainsi diminué à puiser davantage dans le Christ.
Et tout cela, pour le service de l'Evangile : voilà la
grande et constante mystique de saint Paul.
Il ne faut pas oublier
ceux et celles qui accompagnent Paul dans son ministère.
Même s'il n'est
pas facile de tempérament, Paul n'est jamais seul. D'ailleurs,
dès le départ Jésus a voulu qu'il ait recours
à Ananie.
Ainsi il y a Luc « le cher médecin » (Col 40,14) ; Barnabé qui introduit Paul. Parmi les frères qui ont encore peur de lui (Act 9,26) ; Timothée « un vrai fils dans la foi » (1 Tim, 1,2) ; Sylvain (ou Silas) ; Sosthène « le frère » (1 Cor 1,1) ; Epaphras « notre cher compagnon de service » qui évangélisa Laodicée, Hiérapolis (Col 1,7), et d'autres encore.
On a souvent ironisé
sur saint Paul misogyne, en particulier quand il demande que,
dans l'assemblée de Corinthe, les femmes prient avec un
voile sur la tête « en signe de sujétion »
(1 Cor 11, 2-16). Il est utile de savoir que, dans le port de
Corinthe, les prostituées étaient nombreuses et
facilement repérables : elles allaient toujours la tête
découverte.
Par contre, il suffit de lire attentivement le chapitre 16 de
la lettre aux Romains pour voir que Paul salue et vénère
de nombreuses femmes : « Phébée, notre
soeur », « Prisca » (nommée en
premier) et Aquilas son mari, une « Marie qui s'est
bien fatiguée », « Junie » «
ma chère Persis qui s'est bien fatiguée dans
le Seigneur » et d'autres encore.
Si, pour Paul, dans le Christ, il n'y a plus « ni homme ni femme » (Gal 3,28), ce n'est pas par mépris ni utopie, mais parce que la foi en la Seigneurie de Jésus purifie le regard mutuel, renouvelle les moeurs et toutes les relations humaines.
Hommes et femmes ensemble,
mais sans être interchangeables. Ainsi Christ reprend et
ennoblit la complémentarité voulue par Dieu «
au commencement », c'est-à-dire pour tous et toujours.
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"Je suis Jésus que tu persécutes"
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Père Alain BANDELIER
L'événement
que l'on appelle communément la conversion de saint Paul
est si important, tellement porteur de sens et d'avenir, que Luc
le raconte trois fois dans les Actes des Apôtres : une première
fois sous le mode du récit (chapitre 9), puis deux fois
sous la forme d'un témoignage de l'Apôtre lui-même,
en style direct : d'une part devant les Juifs à Jérusalem
(chapitre 22), d'autre part devant les autorités païennes
à Césarée (chapitre 26). Chaque fois, avec
quelques variantes, l'essentiel de ce qui nous est rapporté
consiste en la rencontre entre Saül de Tarse, le persécuteur,
et Jésus, le persécuté.
Cette rencontre aura des conséquences radicales dans la
vie de Saül et en ce sens on peut parler de conversion. Mais
il était déjà, à l'époque,
un croyant convaincu et plein de zèle, plus que les
gens de son peuple qui avaient son âge (Galates 1,14).
Plus fondamentalement, le récit témoigne d'une révélation
et d'une vocation. La conséquence en sera un changement
d'orientation et même de contenu de son existence.
Ce jour-là, Paul devient instrument choisi, littéralement
vase d'élection (Actes 9,15), dont le Christ
peut et veut se servir. Serviteur de Jésus-Christ :
c'est sa carte de visite (Romains 1,1 ; Philippiens 1,1 ; Tite
1,1). Saisi par le Ressuscité, il est Apôtre,
non par décision des hommes, mais par choix du Christ
(en dehors des deux lettres aux Thessaloniciens et des trois lettres
citées ci-dessus, toutes les autres lettres commencent
par cette affirmation et presque cette revendication). Il arrivait
à Damas comme envoyé, apôtre du Sanhédrin
(Actes 26,12), voilà qu'il devient apôtre
et émissaire de Jésus de Nazareth.
Or ce service ou ce ministère de l'Apôtre consiste
en une mission précise : tu seras pour lui (le Seigneur)
devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et
entendu (Actes 22,15) ou encore : serviteur et témoin
de ces choses en lesquelles tu m'as vu et en lesquelles tu me
verras (Actes 26,16). Sa vocation est le fruit direct
de la révélation qui lui est faite. C'est pourquoi
ce qu'on pourrait appeler, de façon quelque peu anachronique,
la théologie de saint Paul est contenu originairement et
entièrement dans son expérience du chemin de Damas
: ce qu'il a vu et entendu.
Je suis Jésus, celui que tu persécutes
: les trois récits attestent cette réponse décisive
à la question de Paul : Qui es-tu ? Ces quelques
mots, d'une certaine manière, disent tout. Ils contiennent
tout le contenu de la prédication de Paul, mon Évangile
comme il dit (Galates 1,12).
Je suis Jésus. Pour ce jeune pharisien, venu
de la lointaine Cilicie jusqu'à Jérusalem, Jésus
de Nazareth était un homme mort et il fallait en effacer
le souvenir dans l'esprit surchauffé de ses disciples ;
or voilà que le mort parle au présent. Il est vivant
! Voilà notre message et voilà notre foi
(1 Corinthiens 15,11). Le Christ est ressuscité
d'entre les morts et c'est dans le Christ que tous revivront
(1 Corinthiens 15, 20-22). Je suis, dit Jésus.
Il parle à Paul en hébreu ou en araméen (Actes
26,14). Or dans la langue biblique Je suis est le nom
divin. Le quatrième Évangile emploie d'ailleurs
souvent et intentionnellement cette expression, par exemple :
Avant qu'Abraham ait existé, je suis (Jean 8,58).
La résurrection atteste la divinité du Messie, le
Fils de Dieu : lui qui s'est abaissé, il a reçu
le Nom au dessus de tout nom (Philippiens 2,8-9). La
rencontre sur le chemin de Damas établit pour toujours
cet homme au coeur de la foi. C'est vraiment, au sens figuré
mais aussi au sens littéral, un éblouissement, une
vérité aveuglante (Actes 9,3 et 8).
Tu me persécutes ! Il ne faut pas négliger
ce deuxième membre de la phrase que le Christ dit à
celui qui sera son Apôtre. Paul croyait persécuter
l'Église et il découvre qu'il persécute le
Christ. Ici s'enracine la vision paulinienne de l'Église
comme Corps du Christ. C'est d'autant plus à souligner
qu'une exégèse critique veut à tout prix
accréditer l'idée contraire : saint Paul aurait
inventé le christianisme et organisé l'Église,
sur la base d'une rupture politique et idéologique avec
le judaïsme (1). Cette communion du Christ et de ses frères,
que Paul traduira plus tard comme une unité sponsale où
les deux ne sont plus qu'une seule chair (Éphésiens
5,25-32), n'est pas seulement une vision théologique.
C'est un programme pastoral et missionnaire. L'évangélisation
n'est pas seulement une prédication de l'événement
du Salut, elle est son actualisation en particulier sacramentelle.
On ne devient pas chrétien en adhérant à
un parti chrétien (Actes 28,22) mais en s'attachant
au Seigneur lui-même et du coup en vivant en communion fraternelle
avec tous ceux qui sont au Christ (1 Corinthiens 15,23)
- car tout est à vous, mais vous êtes au Christ,
et le Christ est à Dieu (1 Corinthiens 3,22-23).
Un autre mot encore dit quelque chose de l'expérience
initiale de Paul et de son impact dans sa propre existence et
dans la vie de l'Église : Shaoul ! Shaoul !
Dans les Actes des Apôtres, Luc nomme toujours l'Apôtre
par son nom hellénisé : Saulos, mais dans
les trois récits du chemin de Damas Jésus l'appelle
par son nom juif. Paul est connu et aimé bien avant que
lui-même connaisse et aime celui qui l'appelle. Il m'a
aimé et s'est livré pour moi (Galates 2,20).
Cela demeurera le bouleversement ineffaçable de son coeur,
et la raison profonde de sa passion brûlante et incessante
pour l'Évangile. Mais c'est aussi la clé de son
combat contre la tentation permanente des croyants (et des incroyants)
: la pensée sournoise selon laquelle il faudrait mériter
la grâce de Dieu, la vision de Dieu comme Justice calculatrice
plutôt que Miséricorde incompréhensible. Oui,
Paul est l'homme à jamais surpris par la grâce.
(1) Voir par exemple la série
d'émissions sur les origines du Christianisme diffusée
vers Pâques 2007.
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Retraite itinérante sur les pas de Saint Paul |
Comment ne pas
s'intéresser à celui qui, au fond de sa prison à
Philippe, vers minuit, avec quelques compagnons et entouré
de prisonniers de tout horizon, ne trouve autre chose à
faire que de louer le Seigneur, à en faire trembler la
terre ?
- Aurais-je fait de même en pareilles circonstances ?
Lui, c'est Saint Paul de son vrai nom : Saul, de Tarse. Oui, celui-là
même qui, de toutes ses forces et de tout son pouvoir, s'en
prenait à tous ceux qui suivaient la voie du Christ, arrêtant
hommes, femmes, enfants. N'a-t-il pas approuvé la lapidation
de saint Etienne en gardant les vêtements de ceux qui le
tuaient ?
- J'aime à penser que sa conversion est le fruit de la
prière d'Etienne : « Seigneur, ne leur compte
pas ce péché ! »
C'est ainsi que nous avons marché sur quelques-unes
des routes que l'Apôtre des païens a empruntéesles
naufrages et les persécutions en moins !
Comment ne pas se sentir proche de celui qui reste aveugle trois
jours après sa rencontre avec Celui qu'il persécute
: « Ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens,
c'est à Moi que vous le faites ». ?
- A quoi a-t-il pensé ? quelles questions l'ont habité
? quel psaume a-t-il récité ? « Tu as ouvert
devant moi un passage »
- En trois jours de prière et de jeûne, il vit
une renaissance dans une connaissance intime et unique ainsi qu'un
amour qui ira grandissant et se fortifiant. C'est pourquoi il
pourra affirmer : « Notre homme intérieur se renouvelle
de jour en jour ». 2 Cor 4, 16
Nous ne sommes pas partis de Damas. Mais nous l'avons évoqué
lors de nos déplacements. Et encore maintenant, dans nos
déplacements actuels, la rencontre est toujours possible
et la conversion aussi !
Comment ne pas invoquer celui
dont la parole ou « le langage de la Croix » vient
toucher les coeurs et les intelligences de ceux qui viennent l'écouter
? Lui qui rencontra les païens, les forma, les instruisit,
les exhorta . Encore aujourd'hui, les mots, les arguments, les
enseignements sont nécessaires pour rejoindre les opposants
ou les sceptiques et fortifier les croyants.
- Je voudrais qu'il soit là pour leur parler ! pour les
évangéliser !
- Que son désir partagé avec les Colossiens devienne
le nôtre pour tout homme en recherche : « Nous
ne cessons de prier pour vous et de demander à Dieu qu'Il
vous fasse parvenir à la pleine connaissance de sa volonté
en toute sagesse et intelligence spirituelle » Col 1, 9
A Colosses, rayée de la carte par un tremblement de
terre, où nous sommes passés, aucune ruine n'est
visible, tout est recouvert. C'est un troupeau de moutons qui
nous a accueillis le temps d'un enseignement qui aurait pu être
celui du Bon Berger.
Comment ne pas prier celui qui est allé au bout de lui-même
pour le service de Celui qui fut son seul Maître ? «
Ce n'est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi »
« Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même
de Christ » I Cor 11, 1
Comment ne pas remercier celui qui, avec une écharde
persistante dans sa chair, priant pour en être libéré,
entendit cette phrase surprenante et profonde : « Ma
grâce te suffit car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse
» 2 Cor 12, 7 ?
- Ainsi je puis rester humble, le Seigneur peut agir à
travers moi et « malgré tout » ce qui, en moi,
fait obstacle.
Marie-Jo
Membre du Foyer de Combs La Ville
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La famille de Dieu sur terre |
Père Georges FINET
Quel est ce plan de Dieu qui veut nous récapituler tous dans le Christ ? Cette récapitulation s'appelle l'Eglise. Je vous ai lu ce plan, dès le premier matin de la retraite. Saint Paul reprend ce plan de Dieu , dans le chapitre 3 de l'Epitre aux Ephésiens .
Frère, c'est à
moi, le dernier de tous les chrétiens " - pourquoi le dernier , par ce qu'il
a persécuté .
"qu'a été confié la mission d'annoncer
à tous les peuples - le monde entier - l'immense
richesse du Christ . Et de mettre en lumière aux yeux de
tous le plan mystérieux tenu caché jusqu'ici en
Dieu , créateur de l'univers ." - Ce plan mystérieux,
qu'il a tenu caché jusqu'au moment où il nous a
envoyé le Messie et le Rédempteur, qui nous a appris
que Dieu était notre Père . Car c'est en vue de
son plan qu'il a créé l'univers , car il a crée
l'univers pour y placer ce chef d'oeuvre qui s'appelle l'homme
incarné, Jésus, et nous diviniser en Jésus
.
" C'est une révélation pour les anges du
ciel " . Dieu a éprouvé la liberté
de ses anges sur la révélation de son plan : faire
de nous des fils de Dieu .
" en voyant l'Eglise " Paul appelle le plan de
Dieu, l'Eglise : la famille de Dieu sur terre .
"Ils apprennent toutes les ressources de la sagesse de
Dieu " . Ce plan éternel Dieu le porte de toute
éternité en Lui
" Il a décidé de le réaliser dans
le temps par Jésus-Christ notre Seigneur, qui nous donne
si nous avons foi en Lui " , si nous adhérons,
correspondons à Jésus
" La hardiesse de nous approcher de Dieu avec confiance
" . La confiance c'est l'attitude de l'enfant . Si nous
adhérons à Jésus, en Lui nous prenons notre
dimension d'enfant de Dieu . Ce qui nous donne la hardiesse de
nous approcher de Dieu avec confiance . Si nous disons oui à
Jésus notre rédempteur, nous avons la hardiesse
de nous approcher de Dieu avec confiance .
"Voilà pourquoi, je prie à genoux le
Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute
famille au ciel et sur la terre tire son origine, de vous accorder,
dans sa puissance infinie - puissance d'amour - les grâces
abondantes . Qu'il vous donne, par le Saint Esprit, la force et
l'énergie, pour que grandisse en vous l'homme intérieur
que le Christ habite dans vos coeurs par la foi, que vous soyez
enracinés et fondés dans la charité, -
l'intériorité que vous puissiez enfin comprendre,
avec tous les chrétiens, l'immensité du plan divin
- combien large , profond - et connaitre l'amour du Christ
qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer . Ainsi vous serez
véritablement remplis de Dieu . "
Voyez la beauté de ce plan qu'il réalise en
Jésus Christ , et qui nous donne la hardiesse de nous approcher
de Dieu avec confiance, c'est notre Père .
Dieu en Jésus a voulu faire de nous ses enfants .
(Extraits d'une conférence du Père Finet (1976)