|
Numéro 248-249 Octobre 2008 |
![]() ![]() |
SOMMAIRE
Actualité :
Le pèlerinage de Benoît
XVI en France
Dossier : Notre condition de pèlerin
"Etrangers
et pèlerins"
Père René WOLFRAM
Nous sommes tous un peuple
de pèlerins
Jean VANIER
Témoignages :
Une marche qui devient démarche
Claire MORONVAL
Etre pèlerin
Pierre et Danielle RENAULT
Pèlerin sur la route
de la vie
Père Félicien MUBILIGI
Quelle aventure !
Père Hector RODRIGUEZ
Accueillir des enfants : une
marche vers la confiance
Marie-Hélène
Ta Parole, une lumière
sur ma route
Monique, membre de Foyer
De toutes nations
Les Foyers du Vietnam aux JMJ de Sydney
Retraite à Châteauneuf 2008 : "A fond... profond ! "
Camp-Mission Autriche - Pologne
Semaine missionnaire mondiale : 12 - 19 octobre 2008
Programme des retraites novembre-décembre 2008 - janvier 2009
|
et pèlerins" |
![]() |
Père René WOLFRAM
Car je suis l'étranger
chez toi,
un pèlerin comme tous mes pères.
Ps 39, 13
Le pèlerinage est l'un des symboles les plus riches de notre existence ; il prend en compte le temps de nos vies, les lieux que nous traversons et où nous séjournons, les compagnons que nous choisissons, nos rencontres et nos malheurs, notre attente et notre désir. Le pèlerinage est l'une des démarches de la vie chrétienne qui jouit à l'heure actuelle d'une grande faveur auprès du public. Pour certains, c'est la seule forme de pratique religieuse. Et dans laquelle ils s'investissent corps et âme, c'est le cas de le dire. Car le pèlerinage nous prend avec tout ce que nous sommes - et nous fait avancer.
Le pèlerin, le vagabond
et le randonneur.
Le pèlerin
sait toujours où il va. Il a devant lui la représentation
du terme vers lequel il dirige ses pas. Cette représentation
n'est pas une illusion pour notre pèlerin. Certes, il sait
très bien que la réalité sera différente
de ce qu'il s'en figurait. Mais il sait qu'il existe un terme
à son itinéraire, et qu'il marche pour y arriver.
Il sait, et il va. Il va pour arriver. Rien ne l'arrêtera.
Le pèlerin ne change pas de but chaque jour. Même
pas une seule fois ! Son désir l'attache déjà
à son but ; il l'a choisi dès le départ.
Du coup, son désir et son attachement le rendent libre
de toutes les autres sollicitations qui pourraient l'assaillir
et qu'on pourrait appeler des tentations. Car il va vers tel lieu,
et nulle part ailleurs !
Différente est l'expérience du vagabond, qui marche aussi, mais qui ne sait pas où il va ; et d'ailleurs il n' arrivera jamais ; pour lui, il n'y a pas de terme. Eternel recommencement, sa marche ne trace pas de chemin. Il ne progresse pas. Il répète des pas, il n'ouvre pas une route. Le pèlerin n'est pas un vagabond !
Le randonneur (que l'auteur
de ces lignes aime à être, quand il le peut), le
randonneur marche. Si le chemin à parcourir est beau, tant
mieux ; c'est même sur ce critère qu'il le choisit.
Le chemin aura un aboutissement, gratifiant si possible. Ce qui
est pourtant déterminant, c'est l'acte de marcher ; de
retrouver un rythme ; de se détendre, de se fatiguer sainement,
en vue du retour au sommeil et à l'appétit, au goût
des choses simples et saines. L'activité du randonneur
est d'ordre ascétique, au sens étymologique,
qu'on rappelle ici : ascèse : du grec ske-ô = je
suis avachi, a été construit le verbe grec
a-ske-ô = je ne me laisse pas avachir, donc je mets en place
des activités qui tonifient, j'évite celles qui
amollissent. Tous les sports sont, au sens propre, de l' ascèse.
Pourtant, s'il y a une certaine parenté entre le pèlerin
et le randonneur, le pèlerin a son originalité :
son pèlerinage est bien plus qu'une démarche sportive
et ascétique ; il est déterminé par le sanctuaire
auquel il aspire, même si la marche lui est un exercice
agréable, ou nécessaire ou bienfaisant.
Le pèlerin choisit son chemin.
Il ne choisit pas plusieurs chemins. Plusieurs seraient sans doute possibles ; plusieurs conduisent au même but. Mais il faut en choisir un seul ; c'est la condition pour y arriver. On peut choisir le plus court, le plus beau, le moins difficile, le plus varié, le plus ou le moins fréquenté. On peut même emprunter des variantes. Mais un chemin exclut tous les autres. A méditer !
Le pèlerin choisit ses étapes.
Est une étape le tronçon qui permet, avec d'autres tronçons, de constituer une chaîne de tronçons, un « chemin ». Tout tronçon est subordonné à la destination finale et doit y conduire. Les étapes sont là pour atteindre le but ; elles ne sont pas un en-soi. Elles sont longues ou courtes ; elles ne doivent ni épuiser le pèlerin, ni le rendre oisif, faute de le solliciter.
Chaque étape est ardemment désirée.
Il faut voir comment les derniers kilomètres sont difficiles et comment le refuge est - enfin ! - bienvenu. Vous avez sans doute des souvenirs de l'arrivée à l'étape.
Cantique de l'étape
La route fut longue et dur
le chemin
Au soleil brûlant
Nos membres sont las du poids de ce jour
Et du sac si lourd
Mais voici que vient l'étape et du repos le doux moment.
Ah !
Et pour vous, Seigneur, à nos lèvres jaillit un
chant d'amour. Ah !
Seigneur Jésus, vous
avez connu
La route si longue et le dur chemin
Au soleil brûlant
Seigneur Jésus, vous avez connu au puits de Jacob vos membres
bien las
Du lourd poids du jour
Maintenant que vient l'étape et du repos le doux moment
Ah !
Devenez pour nous cette eau qui jaillit en la vie d'amour. Amen
(André Chevalier, Le Seuil 1951. Domaine public)
Pourtant l'étape est ensuite abandonnée
une fois qu'elle a rempli son rôle. Son rôle est de reposer de la fatigue, de permettre que renaisse le désir. Quel que soit le charme de l'étape, il va falloir quitter celle-ci ! Le pèlerin cesse de l'être s'il s'attache à l'étape et y établit sa demeure.
Le pèlerin choisit ses compagnons.
Le terme de l'itinéraire établit une communion entre les pèlerins ; je peux faire confiance à celui qui va là où je vais. Je ne choisirais pas quelqu'un qui va ailleurs ! Le critère fonctionne non seulement pour la destination, mais pour les étapes et pour le choix des compagnons.
Le pèlerin fait l'expérience qu'il est accompagné par les anges.
Entendu sur le chemin de Saint
Jacques, en juillet 2005 : Ils sont deux pèlerins ; l'ancien
a déjà fait le camino, le jeune le fait pour
la première fois. Ils racontent : dans la traversée
de la vallée du Rhin, près de la Bruche, en plein
mois de juillet, à un moment où le moral n'était
pas très élevé, et ils avaient grand'soif
; plus de provision d'eau, pas de villages, pas de source, pas
de fontaine. L'après-midi est brûlante. Et voici
qu'au milieu d'un pré, ils avisent un cerisier magnifique,
plein des plus belles cerises ! Juteuses ! A point ! En plein
mois de juillet, à un moment où il n'y en a plus
; et où plus personne n'en cueillerait ! La suite n'a pas
besoin d'être racontée.
Mais eux ont lu cet événement comme un clin d'oeil
du ciel. Un ange déguisé en arbre. Et à une
interlocutrice qui leur demande : « C'est donc aussi ça,
le pèlerinage ? », l'ancien répond : «
C'est uniquement ça ! »
Un modèle de pèlerinage : le chemin du Peuple de Dieu
Ce n'était certes pas « un » chemin parmi d'autres. Le chemin d'Israël est leur chemin, celui de leur naissance comme peuple. Il est aussi « le » chemin, car le chemin d'Israël est un signe pour tous les peuples, groupes humains, destinées personnelles.
Sur leur chemin, les fils
d'Israël rencontrent les tentations du pèlerin
:
- accuser Dieu, c'est Lui le fautif : je m'étais laissé
conduire par Lui, et me voilà dans une situation à
laquelle je ne m'attendais pas ; le Seigneur m'a franchement déçu
! « Pourquoi fais-tu du mal à ton serviteur? Pourquoi
n'ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu
m'aies imposé la charge de tout ce peuple? »
(Nb, 11, 11)
- constituer un groupe élitiste, où chacun parvient
à bien avancer avec les autres, et refuse de « perdre
son temps » avec ceux qui n'avancent pas, comme Moïse
le fit (Nb, 11, 12 )
- je ne vais pas y arriver, « c'est trop lourd pour moi
», dit Moïse (Nb 11, 14)
- j'aurais dû rester là où j'étais
: « Pourquoi le Seigneur nous mène-t-il en ce
pays ? Ne vaudrait-il pas mieux retourner en Égypte? Et
ils se disaient l'un à l'autre: "Donnons-nous un chef
et retournons en Égypte." (Nb 14, 3-4)
Le bâton du pèlerin : la volonté de Dieu
Si la volonté de Dieu est « qu'ils aient la vie, et qu'ils l'aient en plénitude » (), et que « la vie, c'est de Te connaître, Toi le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé, Jésus Christ » () alors tout l'itinéraire pour y parvenir étale dans le temps l'accomplissement de cette volonté.
Ainsi notre condition d'hommes
est une condition
de pèlerins (Cf. Gabriel Marcel, Homo viator).
C'est tout le contraire du statut de la possession, de l'assouvissement.
C'est ainsi que les Apôtres interprètent leur situation
et la nôtre, par exemple saint Paul : (2 Co 5, 6) «
6Ainsi donc, toujours pleins de hardiesse, et sachant que demeurer
dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur, 7nous cheminons
dans la foi, non dans la claire vision... » ou saint
Pierre : (1 P 2, 11) « 11Très chers, je vous exhorte,
comme étrangers et pèlerins, à vous abstenir
des désirs charnels, qui font la guerre à l'âme
»
Cette condition, envisagée de façon statique,
est située entre notre naissance et notre mort ; pendant
cette durée, le salut éternel n'est pas encore fixé,
la conversion est toujours possible, l'égarement est toujours
à craindre ; tel est le dogme.
Cette même condition, envisagée de manière
dynamique, est celle du chemin à parcourir, afin
de parvenir à la qualité de « teleîos
», adjectif grec que l'on traduit généralement
par parfait, mais qu'on pourrait mieux traduire par «
abouti », « parvenu au terme de l'oeuvre »,
« parvenu au terme du chemin », cette oeuvre n'étant
pas une quelconque tâche à réaliser, mais
d'avoir fait exister dans sa plénitude l'être unique
que chacun est. Le simple mot de « arriver »
nous situe déjà dans la symbolique du voyage, du
pèlerinage.
Les lieux liés aux temps.
- L'enfance et le jeu : tel
est le premier tronçon. Il importe d'aller jusqu'au bout
du jeu - pour ne pas avoir à y revenir à l'âge
adulte. L'enfant est prêt à évoluer quand
il a joué tout son saoul, comme ce jeune qui, la
veille de sa profession de foi, a décroché tous
les dessins d'enfant qui tapissaient sa chambre et donné
tous ses jouets.
- L'adolescence et les rêves. Dans sa troupe et sa patrouille,
il importe que l'ado puisse confronter ses rêves au «
prix » qu'il en coûte de les réaliser. Et d'aimer
ses rêves quand même, vaincre ainsi la tentation de
les abandonner - et rester assis sur son séant.
- La jeunesse et l'ardeur. Au-delà de l'ardeur se trouve
la fidélité. Pouvoir aller jusqu'à elle.
- L'âge adulte et le réel : la fatigue du chemin.
Sueur et sang. La déception, « minute de vérité
».
« Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain les maçons
peinent. Si le Seigneur ne garde sa ville, en vain la garde veille
» (Psaume 126).
- La vieillesse qui permet de déposer la tâche sans
que l'oeuvre soit achevée : d'autres prendront la relève
et le Seigneur reste le Maître.
- « Abraham mourut âgé et rassasié
de jours et on le coucha parmi ses pères » (Gn
25, 8).
Ainsi le pèlerinage nous apparaît comme une allégorie
de la durée de la vie elle-même ; à pratiquer
l'un, on apprend à ne pas rater l'autre.
En plus de leur symbolique, les pèlerinages ont contribué à éveiller la conscience de notre appartenance à l'Eglise ; à répandre des manières de vivre cette appartenance, donc à façonner l'unité concrète ; à ouvrir les esprits et les coeurs à l'autre, voire à l'étranger ; à créer la conscience de former une humanité.
L'on pourrait se servir du même « outil » pour interpréter beaucoup d'autres dimensions de notre vie. Par exemple la place du repos, le discernement à opérer dans les carrefours, les bifurcations, l'orientation de nos existences et la conduite à tenir après s'être égaré : ces moments sont des moments de discernement.
En conclusion nous nommerons quatre lois du pèlerin :
- La première loi : On n'entreprend pas
un pèlerinage à partir d'une motion obscure, mais
pour se livrer à l'Esprit.
- En second lieu, nous acceptons de ne pas savoir ce qui nous
attend au cours de notre pèlerinage. C'est pourquoi nous
sommes disposés à mettre notre confiance dans le
Seigneur.
- La troisième loi, c'est que nous aurons à endurer
des épreuves, des difficultés, des contrariétés
; Jésus n'a pas promis autre chose à ses disciples
: « Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu
des loups » (Mt 10, 16). L'année Saint Paul nous
donne un modèle particulièrement éprouvé
- et endurant !
- Ce qui nous est promis sur notre chemin de pèlerins,
c'est que nous serons associés à Jésus et
rendus semblables à Lui, qui possédait l'intelligence
de son histoire vécue et la clef du destin de l'homme.
![]() |
Retraite à Châteauneuf 2008 "A fond... profond ! |
« Une semaine pas comme les autres ! »
Vivre une retraite en plein coeur de
l'été pour des jeunes, c'est effectivement
« une semaine pas comme les autres ! »
« Vraiment, l'Esprit-Saint a soufflé
! » disent Claire
et Derek : « Merci pour une semaine extraordinaire ! »
« Cette retraite, une grâce et un très beau
cadeau du ciel !! » ajoute Caroline.
« Quelle joie de vous accueillir
pour avancer chaque jour de cette « semaine pas comme les
autres ».
C'est avec ces mots que le Père Michon reçoit les
jeunes de 18 à 30 ans, venus en retraite, du 14 au 20 Juillet,
au Foyer de Charité de Châteauneuf, avec Marthe,
dans la grâce du lieu où elle a vécu.
Divers Foyers : Châteauneuf, Baye,
Combs, Courset, Roquefort-les-Pins et Tressaint ont préparé
cette rencontre tout au long de l'année. Le Foyer de La
Flatière vient nous rejoindre pour la semaine. Des jeunes
amis de ces Foyers ont renforcé l'équipe d'animation,
répondant ainsi à l'appel de Benoît XVI :
« Je vous assure que l'Esprit de Jésus vous invite
aujourd'hui, vous les jeunes, à porter la Bonne Nouvelle
de Jésus aux jeunes de votre âge. »
« Mille fois « merci » de m'avoir entraînée
dans cette belle aventure ! »
Marie G.,animatrice.25ans
« Une semaine pas comme les autres ! »
En effet, un lien avec les jeunes partis
à Sydney pour la 23è Journée Mondiale de
la Jeunesse donne une coloration toute particulière pour
vivre « à fond, profond » le mystère
de l'Eglise, en communion avec notre pape Benoît XVI et
tous les jeunes rassemblés en Australie.
Les Foyers de Charité du Viet-Nam nous représentent
tous là-bas.
Monseigneur Lagleize, présent à la première Eucharistie, nous encourage fortement à cette ouverture à l'Eglise universelle.
Les témoignages sortent du coeur : « Jésus est merveilleux ! » comme aiment le chanter Alain et Augustin, apôtres de la paix, membres du groupe « Aquero », venus nous rejoindre pour l'animation.
Le Père Godefroy Delaplace nous rappelle ce rythme à 3 temps que nous avons et qui nous fait faire « une semaine vraie de démarche spirituelle »
Premier temps : le matin
Temps privilégié pour
le silence, « trésor de la retraite » nous
dit Marthe :
occasion d'aller au coeur de la foi par la prière, les
enseignements, les temps personnels, l' Eucharistie et le déjeuner
en musique. Autant de véritables chemins d'intériorité
que chacun peut accueillir à son rythme.
« La participation quotidienne
à l'Eucharistie m'a fait davantage comprendre le sens de
ce sacrement, qui témoigne de tout l'Amour du Père
pour nous, qui sommes ses enfants par le Baptême. Les enseignements
du père Michon, notamment au sujet des sept Paroles du
Christ en croix, m'aident à Le replacer au centre de ma
vie et de mes activités quotidiennes, ainsi qu'à
être plus à l'écoute de l'Esprit. »
Anne-Lucie
« J'ai été rejointe très personnellement durant cette retraite par certains enseignements ou phrases du P. Michon. Je peux dire que l'Esprit-Saint s'est servi de cette occasion pour me faire entendre des vérités que je négligeais pour la plupart. J'ai l'impression, en relisant tout ce que j'ai reçu, que Dieu me préparait depuis plusieurs mois à ce que j'ai vécu et découvert. » Claire
Deuxième temps : l'après-midi
Ce 2ème temps commence par un bon temps de détente sportive ou de temps libre avant la prière mariale au coeur de l'après-midi - temps fort d'intériorité avec le Seigneur, à la main de la Vierge Marie - suivie de témoignages, forums et équipes de vie.
« Les témoignages sont très importants et je tiens à remercier les Foyers pour la qualité des témoins qu'il nous a été donné d'écouter. » Marie G
Les témoins :
- Claire Moronval, avec elle, la marche devient démarche.
- Le Docteur Xavier Mirabel rappelle la dignité
de toute personne humaine.
- Alain et Augustin, avec eux, la louange passe par la
musique.
- Le Père René-Luc Giran nous invite à
la joie de la mission.
« Nous étions réunis
par équipe de 8 ou 9 jeunes, la mienne était particulièrement
soudée...
Faisant suite à la conférence du Docteur Xavier
Mirabel, V., 29 ans, nous a parlé de sa souffrance et de
son espérance de vie très limitée... Conscient
des risques d'une lourde intervention chirurgicale... il a fait
le choix de la demander disant : C'est une manière de
me battre pour la vie. » Eugénie
« Alors qu'au départ, j'aurais préféré discuter plutôt que de rester seule avec moi-même, le Seigneur m'a rejointe et m'a montré comme Il était Grand et Beau de Le contempler à travers ses OEuvres de la Nature. J'ai ressenti une grande paix intérieure et une joie profonde ! J'ai fait l'expérience de la présence de Dieu, autrement que dans la prière dans une église et je peux dire, maintenant, qu'Il m'accompagne dans toutes les situations et lieux de ma vie quotidienne. » Caroline
Puis de nombreux forums au choix répondent
aux attentes des jeunes :
Le Père François-Jérôme Leroy et
des membres de Foyer, Clara Mill et Arnaud, Pierre et tous
ceux qui passent, touchant les coeurs par une parole, un regard
ou un sourire.
« Je rends grâce au Seigneur pour ce magnifique moment
vécu à ce « forum marche » qui va au-delà
d'une marche à une démarche vers soi, vers son intérieur,
vers les autres et vers le Seigneur. » Olivier
« J'ai participé à un forum sur la souffrance,
le courage que le témoin nous montra me toucha au plus
profond de mon être : elle était pour moi un exemple!
Je voyais en chacun des témoins le bonheur que l'Amour
de Dieu leur prodiguait et la joie que c'était pour eux
de Le servir, chacun à leur manière. J'avais envie
tout d'un coup de répondre à cet appel que le Seigneur
effectuait en moi, mais comment ?
Ce ne fut que le dernier jour où j'eus ma réponse.
Encore une fois grâce aux forums. Comment donner l'amour
que Dieu nous porte ? le faire partager aux autres ? ne pas faire
l'égoïste et ne pas tout garder pour soi ? »
Agathe
Troisième temps : les veillées
Nous entrons dans la beauté des sacrements.
"La veillée d'adoration m'a beaucoup touchée. Lorsque le prêtre est venu bénir chaque retraitant avec le Saint Sacrement, j'ai vraiment eu l'impression que Jésus me disait un immense "Je t'aime !". Ce fut un moment d'amour très fort, un intense coeur à coeur avec le Christ. Je ne pouvais détacher mon regard de notre Sauveur si miséricordieux. Que de délices ! J'en suis ressortie tout emplie de l'Amour de Jésus ! » Bénédicte
Le vendredi :
« Une journée pas comme les autres ... »
dans cette « semaine pas comme les autres ! »
Oui, « Marthe aussi nous accueille... »
"Le
vendredi a été une école d'humilité
et de simplicité. Vivre le chemin de croix et se recueillir
dans la chambre de Marthe ont permis de vraiment comprendre l'Amour
de Dieu pour nous et de vivre en profondeur la réconciliation.
Comme il est grand l'Amour dont Il nous a comblés !"
Marie S
« Comment ne pas être touché par le chemin
de croix dans la montée vers la Plaine ?
Une grande sobriété : les paroles de Marthe, les
tableaux de la Passion mimés par chaque groupe dans un
beau recueillement...et l'accompagnement de tous ceux qui avaient
demandé le Sacrement des malades ou la prière de
tous. »
P. Augustin
Le vendredi soir, veillée festive, quelle profusion d'idées
!
Les jeunes, déployant leurs talents, laissent parler leur
coeur.
Et tout au long de la semaine, tous
les prêtres présents et Marie-Agnès, membre
du Foyer de Baye, vivent un ministère d'accompagnement
personnel :
« J'ai été édifié par le sérieux
des jeunes : la beauté de leur démarche, de leur
ouverture de coeur. Comme il est beau de voir l'Eglise grandir
et nous faire grandir ! » P. Augustin
Quelle vie fraternelle : les services sont rendus dans la joie pour la vie quotidienne ou la technique.
«Voyez comme ils s'aiment ! »
était certainement l'argument le plus fort pour toucher
des coeurs qui avaient besoin d'être touchés ! »
Derek
Liturgie, sacrements, veillées... les communautés
de Châteauneuf ne manquent pas une occasion pour nous rejoindre.
Merci à tout le Foyer pour son accueil et sa présence.
Laissons encore la parole aux jeunes pour conclure :
« Cette retraite-jeunes m'a permis de redynamiser ma foi et de redécouvrir le sens de mes engagements auprès d'autres jeunes. » Marie L
"Je suis venue à cette retraite
sans aucune idée de ce qui m'attendait. Je ne connaissais
pas les Foyers de Charité et ne savais pas non plus qu'
un certain temps de la journée se passait en silence, je
fus donc très surprise! De plus, depuis quelques temps,
je m'étais quelque peu éloignée du Seigneur.
J'ai eu quelque peu de mal à m'adapter les premiers jours
ou plus exactement les 2 premiers jours, puis je commençais
à en comprendre le sens et à me rapprocher de Lui
.
Finalement au bout de cette semaine le silence, les témoignages,
les forums, et tout ce que l'on nous proposait me permit de construire
les fondations de la petite maison en ruine que mon âme
était devenue et, chaque jour, je repense à cette
retraite et essaye de rajouter une pierre ou deux, de consolider
tout cela avec l'aide du Seigneur, de Marie et de tous les Saints
qui m'aident sur mon chemin de vie et qui seront toujours à
coté de moi. Alors je n'ai qu'un seul mot à la bouche:
merci!"Agathe
Oui, la prière de Marthe « Venez, Esprit d'Amour, emplissez tous les coeurs de vos dons multiples et précieux. » est exaucée ! Bénissons le Seigneur !
« A fond... profond ! »
« Une semaine pas comme les autres
! »
qui va illuminer toutes les autres semaines de l'année
!
Marie-Claude et Catherine
Foyer de Charité, Tressaint
|
|