Origine et développement
| Les commencements | La croissance | L'extension |
![]() |
7 septembre 1936 : Première retraite à l'Ecole de filles 8 septembre 1936 : Marthe demande au Père Finet d'être son Père spirituel De 1940 à 1948 : En pleine guerre, malgré les difficultés de l'heure, construction du Grand Foyer pour accueillir les retraitants. 1943 : Ouverture du second Foyer de Charité à La Léchère les Bains, en Savoie 3 Octobre 1953 : Ouverture de l'Ecole de garçons de Saint Bonnet de Galaure 1954 : Ouverture de l'Ecole des Mandailles |
1959 : Prémices du premier Foyer d'Amérique Latine, en Colombie
1961 : Fondation du premier Foyer en Afrique au Togo
1968 : Fondation du premier Foyer en Asie au Vietnam
1971 : Fondation du premier Foyer d'Amérique du Nord au Canada
1979 : L'inauguration du Sanctuaire "Sainte Marie Mère de Dieu" , à Châteauneuf- de-Galaure, marque une étape nouvelle dans l'extension des Foyers de Charité à travers le monde
6 Février 1981 : Décès de Marthe Robin
De 1981 à 1985 : le Père Finet visite les fondations à travers le monde.
1er Novembre 1986 : Reconnaissance de l'Oeuvre des Foyers de Charité par le Conseil Pontifical pour les Laïcs
14 Avril 1990 : Décès du Père Finet à l'aube du Samedi-Saint
23 mai 1991 : Ouverture de la cause de Canonisation de Marthe Robin
1995 : Fondation des premiers
Foyers en Europe centrale
Les commencements d'une communauté nouvelle
Le 10 février 1936, le Père Georges Finet rencontre Marthe Robin.
Depuis des années, Marthe est malade, elle vit cette souffrance dans l'offrande et dans une grande intimité avec le Seigneur.
Dans ce contexte, elle porte le projet d'une Oeuvre de formation pour les laïcs; en ce jour elle demande au Père Georges Finet de l'aider à le réaliser.
Avec l'accord de Monseigneur PIC évêque de Valence, il prêche une première retraite pour des "dames et jeunes filles" dans les locaux de la petite école qui fonctionnait depuis 2 ans.
Au cours de cette retraite, deux enseignantes vont répondre à l'appel du Seigneur pour constituer le petit noyau de cette communauté naissante.
Voilà donc les prémices de ce Foyer de Lumière, de Charité et d'Amour.
Dans les premières années, le Père Georges Finet, Marthe Robin et ces deux jeunes filles, aidés de leurs amis, vont organiser peu à peu cette vie communautaire d'un genre nouveau.
Le Père Finet était encore à Lyon la majorité du temps et Marie-Ange Dumas et Hélène Fagot prirent en charge la vie de cette petite école. Il y avait 24 élèves dont 14 internes cette année-là. Les journées étaient bien occupées. Le Père Faure, curé de la paroisse, venait de temps en temps donner un coup de main et voir si tout se passait bien ; le soir il y avait souvent des veillées fraternelles chez Marthe. Elle aimait suivre la vie de l'école, elle connaissait les familles des élèves; il y avait aussi de bons moments de détentes et l'on ne se quittait pas sans avoir prié.
Alors que la communauté grandissait, le Père Finet avait le souci de la formation intérieure de chacun. Il donnait des enseignements pour assurer les bases doctrinales nécessaires. La prière commune ancrait cette vie fraternelle dans le Christ. A côté de cela on faisait appel à la créativité de chacun pour animer des veillées familiales avec les élèves ou des temps de prière pour les retraitants.
Dans ce quotidien, Marie, Mère de Dieu, Médiatrice de toutes grâces, était souvent invoquée. Elle est maîtresse de vie spirituelle puisqu'elle mène à Jésus, au Foyer elle est aussi maîtresse de maison. Pour évoquer cette présence, dès la première année scolaire, on décide "d'importer" à Châteauneuf la fête lyonnaise de l'Immaculée Conception, le 8 décembre. La procession qui se rassemble maintenant à la paroisse de Châteauneuf le 8 décembre a eu des débuts modestes : les élèves étaient rassemblées dans le dortoir, une bougie à la main, pour chanter Marie, en défilant entre les lits .
Les retraites duraient cinq jours et elles étaient prêchées pendant les vacances : une à Noël, une à Pâques, cinq en été.
A cette occasion on transformait classes et dortoirs en lieu d'accueil pour les retraitants. Les plus anciennes dans la communauté se souviennent avec humour de ces entreprises de déménagement périodiques auxquelles participaient les amis du voisinage.
Les retraitants n'étaient au début que des femmes. Un jour, Georges Fagot, frère d'Hélène, a demandé à y participer. Peut-on refuser un membre de la famille? Au fil des années, des prêtres sont venus aussi, et c'est ainsi qu'avec l'accord de Mgr Pic on est arrivé à des retraites mixtes, poussé par les circonstances et la soif des retraitants.
Cette petite équipe est encouragée par la fécondité des retraites. Elle comprend que la prédication de la Parole de Dieu, la prière et l'offrande de sa vie quotidienne favorisent l'ouverture des coeurs et les conversions.
La croissance de l'Oeuvre et son service dans l'Eglise.
Bientôt le premier bâtiment ne suffira plus et l'on projette une construction pour donner plus de place à l'accueil des retraites. Dès 1939, "malgré les difficultés de l'heure", la construction commence. Il faudra beaucoup de persévérance en ces années de guerre. A l'automne 1947 une partie de la communauté se consacre au service des retraites. Le Père Georges Finet avait été définitivement détaché par le Cardinal Gerlier pour l'Oeuvre des Foyers de Charité. La construction sera inaugurée en l'année 1948, le Lundi de Pentecôte, en présence de Mgr Pic, évêque de Valence qui avait suivi l'évolution du Foyer avec sollicitude. Etre dans l'obéissance à l'Eglise a toujours été une exigence du Père Georges Finet et de Marthe Robin.
Ils avaient aussi en commun le souci pressant de faire connaître à tous, sans exception, le Dessein d'amour infini de Dieu notre Père pour les hommes. Au cours des années qui suivirent, les retraitants devinrent plus nombreux. C'était vraiment le projet de Marthe Robin et du Père Finet de rejoindre , dans une même communauté d'Eglise, des hommes et des femmes aux parcours et aux activités divers. Dans le silence, à l'écoute de la Parole de Dieu, une fraternité se noue, portée par la présence active et l'offrande quotidienne de toute la communauté, unie à celle de Marthe Robin. C'était vraiment des retraites de chrétienté, comme on les appelait.
Déjà en 1943, un prêtre avait perçu l'appel de fonder un autre Foyer de Charité, il s'agissait du Père Beton au Foyer de la Léchère-les-Bains, en Savoie. Cette fondation sera suivie par bien d'autres. A Châteauneuf même, d'autres écoles sont fondées à la demande et avec l'aide des familles de la Vallée de la Galaure. En 1953, l'école des garçons, en 1954 l'école technique des Mandailles.
L'année 1961 est importante : on fête les 25 ans du Foyer. La présence du Cardinal Gerlier, archevêque de Lyon aux côtés de Monseigneur Vignancour, évêque de Valence, marque l'attention de l'Eglise de la région pour une Oeuvre dont on a reconnu les fruits durant ces années passées.
Lorsqu'en 1963 le Concile Vatican II se rassemble, le Père Finet et Marthe Robin comprennent que leurs initiatives, comme bien d'autres dans l'Eglise en France, vont trouver un élan nouveau. Ils se réjouissent de l'appel qui est fait aux laïcs à prendre au sérieux leur vocation de baptisés, membres actifs de l'Eglise. Pour eux se confirme la vocation des Foyers de Charité.
Cet élan nouveau va se concrétiser par l'extension des Foyers de Charité au-delà de l'Europe.
En Amérique Latine, c'est une femme Laetitia van Hissenhoven qui, à la suite d'une retraite en 1959, décide de porter dans son pays, la Colombie, la grâce des Foyers. Avec audace et une grande docilité à l'Eglise, elle fait connaître les retraites prêchées dans les Foyers de Charité. elle meurt en 1968 dans un accident d'avion. aujourd'hui il y a dix Foyers en Amérique Latine dont quatre en Colombie.
En 1961, un prêtre de l'Ardèche, le Père Marcel, après avoir vécu à l' école de garçons de Saint-Bonnet, part fonder un Foyer en Afrique. Il commencera avec une petite communauté au Togo. Maintenant les Foyers sont présents déjà dans dix-sept pays d'Afrique francophone et anglophone.
L'implantation des Foyers en Asie a commencé au Viet-Nam dès 1968. Le Japon suivra quelques années plus tard. Puis l'Inde, les Philippines et Taïwan.
En Amérique du Nord, les Foyers commenceront par une fondation au Canada en 1971. Il y en a trois maintenant au Canada et un aux Etats-Unis.
Progressivement les Foyers forment une grande Famille à caractère international.
Le 6 Février 1981, Marthe Robin meurt après avoir vu grandir cette Oeuvre que pendant tant d'années elle avait soutenue de sa prière, son offrande, ses conseils dans une union spirituelle très grande avec le Père Finet, son père spirituel. Dans la foule qui assistait à son enterrement, on remarquait des représentants de beaucoup de communautés nouvelles en France. Ils venaient manifester leur reconnaissance pour ce qu'ils avaient reçu dans leurs rencontres avec Marthe Robin. Ce "grain de blé " qui meurt continue à porter des fruits visibles dans les fondations de Foyers qui se poursuivent.
Appréciant le travail d'apostolat des Foyers de Charité, le Conseil Pontifical pour les laïcs reconnait, le 1er novembre 1986, l'Oeuvre comme "association privée de fidèles de caractère international ".
Jusqu'en 1985, le Père Georges Finet inlassablement rend visite à toutes ces fondations pour resserer les liens de famille qui sont le propre de ces communautés. Il meurt le Samedi Saint 14 avril 1990, dans la lumière de la mort et de la Résurrection du Christ.
Au cours de sa première rencontre en 1936 avec le Père Finet, Marthe Robin lui parlait d'un profond renouveau de l'Eglise, marqué d'un élan missionnaire où de nombreux laïcs s'engageraient dans l'apostolat. Aujourd'hui, 60 ans après, le visage de l'Eglise correspond en partie à cette intuition. A travers le monde, des Evêques continuent de demander la création de Foyers de Charité.