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avec les Foyers de Charité |
En 1997 nous avons eu la grâce de participer aux JMJ en nous intégrant au Festival de la Jeunesse. Nous avons proposé une animation dans une paroisse de Paris à l'église Saint Denis du Saint Sacrement, sur Marthe Robin et les Foyers de Charité.

Nous avons vécu ce temps (fort) entre jeunes et membres de plusieurs Foyers.
Voici quelques photos prises dans l'église au moment du festival
| Chorégraphie
autour de la croix |
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De la beauté de l'étincelle, de son destin de brasier
" Quand on n'a que l'amour pour meubler des merveilles et couvrir de soleil la laideur des faubourgs ". Jacques Brel n'est pas docteur de l'Eglise mais ces paroles revêtent une valeur presque prophétique après la semaine que nous venons de vivre à Paris, à l'occasion des XIIes Journées Mondiales de la Jeunesse.
Parisien de longue date, malgré
un crochet dense et fertile de deux ans comme pensionnaire à
Châteauneuf, c'est une leçon d'espoir et d'humanité
que m'ont offert les grands et les petits événements
vécus pendant ces journées. Espoir d'un " monde
meilleur ", plus humain en tout cas, par delà les
idéologies et les utopies, comme si le décalage
entre l'univers urbain quotidien et sa transfiguration éphémère
par l'amour devait d'abord nous indiquer concrètement et
en toute simplicité la direction à emprunter pour
accomplir notre vocation dans chaque geste. On pourrait en effet
se réjouir longtemps et à juste titre de la réussite
de cette organisation d'une ampleur inédite en France,
mais, parallèlement, il me semble essentiel d'y chercher
humblement un appel, une perspective d'avenir pour l'Eglise et
pour chacun.
Ce vent de vie à décorner les boeufs s'est fait
pour moi plus palpable dans des situations précises. Ainsi
le métro, stigmate de la capitale, est pour ses habitants
plus symbolique de sa ville qu'un monument de fer, de pierre ou
de verre. Sa métamorphose en a, je le crois, à ce
titre, touché beaucoup. Les tunnels n'étaient plus
ces grottes à moitié hantées, miroirs si
écrasants et pourtant si fidèles du malaise des
âmes. Transfigurés, plus d'ailleurs par un élan
du coeur que par des chants parfois exotiques et toujours entraînants,
ils étaient devenus les veines de la cité abondamment
irriguées par ce sang régénérant.
La misère ne s'était pas envolée, comme évaporée
dans une sensuelle bouffée d'opium du peuple, elle avait
pris (et, espérons-le, conserve en nous) un sens nouveau,
un sens tout court, celui de l'exhortation à un amour toujours
plus total, toujours plus ardent.
Autre expérience édifiante, la cérémonie de Longchamp tirait sa force de sa singularité. Longchamp n'était pas une messe Rave trans Goa, ni Woodstock, ni même un match de foot qui n'aurait qu'une seule équipe. On n'était pas embourbé dans l'un de ces magmas émotionnels qui, à moins de sacrifier son identité pour y plonger, nous enferme dans la douleur aiguë d'une solitude presque métaphysique. Faire Eglise. Voilà peut-être, tout du moins en partie, l'illustration vivante de cette expression dont on peut palper la puissance et la beauté sans réellement l'appréhender : une réalité qui ne se limite pas à un cadre sociologique ou psychologique, mais qui se construit chaque jour à partir des relations à instaurer autour de soi, le regard intérieur tourné vers l'infini.
A l'échelle de notre humanité, le contact le plus direct que l'on entretient avec l'événement, ce qui échappe malheureusement aux téléspectateurs, c'est la dimension incarnée, les personnes avec lesquelles on partage cette expérience, en l'occurrence le groupe des Foyers de Charité mais aussi les anciens élèves. Des échanges limités au temps d'un regard profond, d'un sourire authentique.
On aurait envie de citer tout le monde, de remercier chacun tant cette semaine fut riche et agréable, pavée de rencontres fortes et pleines d'espoir. "
Guillaume, ancien élève de Saint-Bonnet
Attirés comme par des fils invisibles
" En séjour ponctuel en France j'ai eu la grâce de participer aux J.M.J.
Le défi lancé
par le Pape, sous le souffle de l'Esprit-Saint, a porté
des fruits au centuple. Les messages de paix, d'espérance
transmis à cette occasion ont été source
de beaucoup de joie au monde.
La réponse à l'appel s'est exprimée sur des
visages multicolores illuminés par la joie.
" Vive le Pape ", clamions-nous dans tout Paris. Une
ville qui s'est laissée envahir par les Nations ; la chaîne
d'unité de 36 kms a été une vive preuve du
symbole de la fraternité chrétienne.
Les plus beaux moments pour moi ont été les baptêmes
du Samedi soir ;
la proclamation du futur Docteur de l'Eglise en la jeune carmélite
qu'est Sainte Thérèse de Lisieux...
La veillée à Bercy avec les Communautés Nouvelles
Et bien sûr l'animation des Foyers à la Paroisse
St Denys du Saint-Sacrement !
De mardi à vendredi,
l'animation n'a cessé de croître en beauté.
Les témoignages de vie donnés au sein des Foyers
étaient de plus en plus beaux. Certainement que notre soeur
Marthe Robin ainsi que le Père Finet y sont pour beaucoup.
Plusieurs personnes ont été touchées par
la grâce des Foyers, attirés comme par des fils invisibles
à venir vivre 1 heure ou plus l'expérience du coeur
qui était proposée...
Béni soit le Seigneur pour toutes les rencontres aussi
diverses que fraternelles ! "